Traduire du français vers l’espagnol – ou inversement – peut paraître simple à première vue. Ces deux langues latines partagent de nombreuses similitudes, tant au niveau du vocabulaire que de la structure grammaticale. Pourtant, derrière cette proximité apparente se cachent de nombreux pièges linguistiques et culturels. Parmi eux : les faux-amis, ces mots traîtres qui ne signifient pas ce qu’ils semblent indiquer, et les nuances culturelles qui peuvent transformer un message en malentendu.
Dans cet article, je vous propose un tour autour des erreurs fréquentes en traduction français-espagnol, et quelques conseils pour les éviter.
1. Faux-amis français-espagnol : attention aux apparences
Les faux-amis sont des mots qui se ressemblent beaucoup dans deux langues, mais dont le sens est différent, voire opposé. Ils sont l’une des principales sources d’erreurs dans les traductions automatiques ou peu attentives.
Quelques exemples fréquents :
Français
Assister
Demander
Rester
Espagnol trompeur
Asistir
Demandar
Restar
Sens réel en espagnol
Être présent
Poursuivre en justice
Soustraire
Traduction correcte
Ayudar
Pedir
Quedarse
Ces erreurs peuvent nuire à la crédibilité d’un message professionnel, voire provoquer des quiproquos gênants dans un contexte personnel.
2. Les différences culturelles : traduire au-delà des mots
Une bonne traduction ne se limite pas aux mots : elle prend en compte le contexte culturel. Ce qui est naturel ou courant dans une langue peut être perçu comme inadapté ou étrange dans une autre.
Quelques pièges à connaître :
– Le tutoiement et le vouvoiement
En espagnol, tú et usted ne se choisissent pas toujours selon les mêmes critères que toi et vous en français. Certaines cultures hispanophones sont plus directes ou plus familières dans la communication écrite.
– Les expressions idiomatiques
Certaines tournures françaises n’ont aucun équivalent direct en espagnol. Une traduction littérale serait incompréhensible ou maladroite.
Exemples :
Appeler un chat un chat → llamar al pan, pan y al vino, vino
Avoir du pain sur la planche → estar hasta arriba de trabajo
– Les références culturelles
Parler d’émissions télé, d’habitudes alimentaires ou de traditions locales peut nécessiter une adaptation, voire une reformulation complète.
3. Traduction automatique : pourquoi elle ne suffit pas
Les outils comme Google Translate ont fait d’énormes progrès, mais ils restent très limités dans la gestion du registre, du ton, des faux-amis et du contexte culturel.
Exemple d’erreur fréquente :
❌ Phrase incorrecte :
« Je vais passer un examen » → « Voy a pasar un examen »
✅ Traduction correcte :
« Voy a presentarme a un examen » ou « Voy a hacer un examen »
Les traducteurs professionnels corrigent ce type de maladresse et adaptent les contenus au public visé, en respectant les subtilités de chaque langue.
4. Pourquoi faire appel à un traducteur professionnel français-espagnol
Confier la traduction de vos contenus à un traducteur expérimenté, c’est garantir :
✅ Une compréhension fine du sens et du contexte
✅ La maîtrise des registres de langue (formel, technique, commercial…)
✅ L’adaptation aux spécificités régionales : espagnol d’Espagne, d’Amérique latine, catalan…
✅ Un rendu fluide, naturel, et crédible
✅ Le respect de vos délais et la confidentialité de vos documents
CONCLUSION
Les langues française et espagnole sont proches, mais pas identiques. De nombreux faux-amis, expressions idiomatiques et différences culturelles peuvent piéger les traducteurs non avertis… ou les outils automatiques. Pour éviter les malentendus et valoriser vos contenus à l’international, mieux vaut faire appel à une traductrice professionnelle capable de traduire avec rigueur, sensibilité et précision.
Chez LCE Communication, je vous propose un accompagnement sur mesure, en français, espagnol et catalan, pour tous vos projets de traduction, relecture, révision ou rédaction.


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